Rédigé par Roland Searle, moniteur et formateur de niveau 4 de l’AMSC
Membre de l’équipe interski 2027
Obtenir son niveau 2 est une étape importante. Mais une fois l’adrénaline retombée, de nombreux moniteurs et monitrices atteignent un plateau. Le chemin vers le niveau 3 peut sembler long, flou ou intimidant. Certains l’appellent même le mur de la certification.
Mais voici la vérité : pour atteindre le niveau 3, la question n’est pas d’être « prêt un jour ». Il s’agit de commencer dès maintenant, avec les bonnes habitudes, l’expérience et l’état d’esprit adéquats.
Voici cinq façons de continuer votre progression :
| 1. Enseignez, enseignez et enseigner encore! Une expérience réelle de l’enseignement est la meilleure formation qui soit. Le niveau 3 exige que vous alliez au-delà des progrès : vous devrez accompagner de vrais skieurs et de vraies skieuses vers un véritable changement. Cela ne s’improvise pas et ne s’acquiert pas uniquement par la formation. Travaillez pendant plusieurs saisons dans une école de neige, enseignez à tous les niveaux et réfléchissez souvent à votre pratique. |
| 2. Entraînez-vous avec un objectif. Les candidat·e·s qui réussissent le plus souvent sont ceux et celles qui travaillent dans une école de neige, saison après saison, en s’entraînant régulièrement avec leurs pairs et sous la supervision d’un mentor. De nombreuses écoles de neige proposent gratuitement des séances régulières animées par des moniteurs de niveau 3 ou 4. Participez-y. Posez des questions. Apprenez à mieux enseigner dès aujourd’hui tout en acquérant les habitudes et le langage qui vous permettront de réussir le stage. Participer à un stage de niveau 3 est une excellente chose, mais cela ne suffit souvent pas. Les progrès se font lorsque vous faites partie d’une équipe, que vous travaillez avec un mentor qui connaît votre niveau de ski, votre façon d’enseigner et vos lacunes, et qui vous aide à les combler au fil du temps. |
| 3. Étudiez le formulaire d’évaluation Imprimez-le. Lisez-le. Comprenez des termes tels que « Appliquer les concepts de développement appropriés à la pratique du ski avancé » ou « Déterminer les mouvements qui affectent l’interaction des skis sur la neige ». Plus vous maîtriserez le langage de l’examen et ce que les examinateurs évaluent, plus vous serez confiant et concentré pendant l’entraînement et les commentaires. |
| 4. Sachez à quoi ressemble une réussite. L’une des plus grandes lacunes est de ne pas comprendre ce qui est réellement attendu. Le niveau 3 ne requière pas la perfection, mais des performances constantes et adaptables sous pression. Mieux vous comprendrez le niveau requis, moins il vous intimidera. Les vidéos sur les normes sont un excellent point de départ. |
| 5. Évitez les erreurs courantes dans l’enseignement. Voici ce que nous observons souvent chez les candidat·e·s au niveau 3 : Verbaliser le concept de « l’Approche canadienne de l’enseignement » au lieu de l’utiliser : Vous n’avez pas besoin de le nommer. Contentez-vous de l’enseigner. Apprenez à connaître l’apprenant·e, créez, évaluez, explorez. Enseigner des leçons avancées sans éléments avancés : Si la vitesse, le terrain ou le niveau de difficulté que vous proposez ne correspondent pas à votre sujet, la leçon ne sera pas efficace, même si vous expliquez très bien. Une leçon avancée doit comporter des objectifs avancés, des vitesses avancées et un terrain avancé. Faire la démonstration de vos exercices préférés : Un exercice n’est pas bon parce que vous l’aimez ou que vous l’avez fait une fois pendant un cours. Il est bon lorsqu’il cible directement les compétences que les skieurs devant vous doivent développer. Essayer de nouveaux exercices le jour du cours : Ne faites jamais la démonstration d’un exercice pour la première fois pendant un cours. Vous devez savoir ce que cela donne et ce qu’il faut rechercher. |
En conclusion, le « mur de la certification » est bien réel, mais ce n’est pas une impasse. Enseignez davantage. Entraînez-vous intelligemment. Étudiez les normes. Et restez curieux. Le niveau 3 est une grosse étape, mais chaque pas que vous faites aujourd’hui le rend plus accessible.
Vous n’avez pas besoin d’être parfait. Vous devez simplement continuer à avancer.
